- surnuméraire
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surnuméraire [ syrnymerɛr ] adj. et n.• 1636; supernuméraire 1564; lat. supernumerarius, de numerus « nombre »1 ♦ Qui est en surnombre, en trop. Doigt surnuméraire (⇒ polydactylie) , organes surnuméraires (en tératologie). Embryons surnuméraires.2 ♦ (1817) Admin. Se disait (jusqu'en 1948) d'employés de grade inférieur, non titularisés. N. (1817; « employé en surnombre » dès 1718) « Le surnuméraire est à l'Administration ce que l'enfant de chœur est à l'Église, ce que l'enfant de troupe est au Régiment » (Balzac).
● surnuméraire adjectif (bas latin supernumerarius, de super et latin classique numerus, nombre) Qui est en surnombre : Chromosome surnuméraire.surnuméraireadj. et n. Qui est en surnombre. Un employé surnuméraire.|| Subst. Un(e) surnuméraire.⇒SURNUMÉRAIRE, adj. et subst.I. — Adj. Qui est en excédent. Synon. en surnombre.A. — Fréq. dans la lang. des sc. nat. et de la biol. Chromosome, doigt surnuméraire. Il y a un ongle surnuméraire ou à cheville osseuse, une sorte de corne sur les tarses du plus grand nombre des gallinacées (CUVIER, Anat. comp., t. 2, 1805, p. 617).B. — [En parlant d'une pers.] Dont l'emploi ne correspond pas à un poste de travail fixe; qui n'appartient pas à l'effectif statutaire. Officier surnuméraire. Le recrutement des percepteurs surnuméraires est établi par le décret du 13 mars 1900 (BARADAT, Organ. préfect., 1907, p. 147). [La machine à adresser] ne révèle pas, à des employés surnuméraires, peut-être indiscrets, les adresses des clients (PETHOUD, Organ. industr. et comm., 1931, p. 191).II. — Subst. Personne qui travaille sans être titulaire d'un poste, ou qui occupe un emploi précaire. Votre père occupait une place dans une administration, vous pourrez y entrer comme surnuméraire (JOUY, Hermite, t. 5, 1814, p. 25). À qui les places des administrations sont-elles données habituellement? À des jeunes gens qui n'arrivent qu'à force de démarches et de recommandations à un emploi de surnuméraire, dans lequel ils végètent pendant des années (DAVOUT, Réorg. milit., 1871, p. 30).Prononc.:[
]. Ac. 1694: surnumeraire ; dep. 1740 - mé. Étymol. et Hist. 1630 adj. « qui est au-dessus du nombre » (Cl. MYDORGE, Examen du livre des Recreations Mathematiques, p. 237); 1718 subst. (Ac.); spéc. 1797 subst. « personne en surnombre qui ne reçoit pas de solde pour son travail » (Voy. La Pérouse, t. 2, p. 280). Issu par substitution du préf. sur-, de supernuméraire 1539 (ds ISAMBERT, Rec. gén. des anc. lois fr., t. 12, p. 598: Si aucuns y estoient mis supernumeraires et outre le dit nombre) — 1771 (Trév.), du b. lat. supernumerarius adj. subst. fin IVe-déb. Ve s. ds BLAISE Lat. chrét. (dér. de numerus « nombre » et super « sur, au dessus »), d'où l'a. m. fr. que l'on trouve dans les trad. de Végèce 1284 (JEAN DE MEUN, III, 20, éd. L. Löfstedt, p. 152, ligne 28: tu asembleras lors a ta senestre corne tes homes a cheval et a pié, que ie t'avoie apeléz seurnombréz ou seurhabondans) , XIIIe-XIVe s. (JEAN DE VIGNAY, III, 19, éd. L. Löfstedt, p. 93, ligne 9: se tu n'as sornombriers qui encontre l'ennemi se metent; et ligne 24: les seurnombriers que nous avons dit). Fréq. abs. littér.:70.DÉR. Surnumérariat, subst. masc., rare. État et fonction de surnuméraire, durée de cet état. Par exemple dans les régies financières, le surnumérariat est un préalable nécessaire à l'obtention des emplois, et sauf le cas de renvoi pour défaut de zèle ou de capacité, il ouvre des droits certains (VIVIEN, Ét. admin., t. 1, 1859, p. 192). — [
]. Att. ds Ac. dep. 1835. — 1re attest. 1789 (Réimpr. Ancien Moniteur, t. 2, p. 528); dér. sav. de surnuméraire, suff. -at.BBG. — QUEM. DDL t. 6 (s.v. surnumérariat).surnuméraire [syʀnymeʀɛʀ] adj. et n.❖1 Qui est en surnombre, en trop. || Arbres surnuméraires, dans une coupe. || Doigt surnuméraire (⇒ Polydactylie), organes surnuméraires (en tératologie).1 (…) il fallait, excusez-moi, j'ai eu une distraction, j'en ai du reste terminé, il fallait que l'enfant portât certaines marques, des signes, vous comprenez : empreintes en forme de coquille au creux des mains, cicatrices aux clavicules marquant l'endroit des bras surnuméraires du dieu, je ne sais pas, moi.Claude Mauriac, le Dîner en ville, p. 210.♦ Régional, vx. || En surnuméraire : en trop.2 Pardon, excuse, répondit Germain, fort surpris de se trouver en surnuméraire là où il avait compté d'être seul.G. Sand, la Mare au diable, XII.♦ Spécialt. || Titre surnuméraire. || Officier surnuméraire. — (1718). || Commis, employés surnuméraires, qui devaient attendre une vacance pour être engagés (→ ci-dessous, 2.). — N. || Un, une surnuméraire.2 (1817). Admin. Se disait (jusqu'en 1948) d'employés de grade inférieur, non titularisés. — N. (1817). → Grattage, cit.; naïf, cit. 6, Balzac.3 — Dois-je vous le dire ?… mon rêve… mon espoir serait d'entrer dans l'administration que vous dirigez avec une supériorité… (…)— C'est à merveille ! j'ai justement besoin d'un surnuméraire…— Pardon… quelques personnes m'ont fait espérer que je pourrais porter mes vues plus haut.E. Labiche, la Chasse aux corbeaux, IV, 5.❖CONTR. Titulaire.DÉR. Surnumérariat.
Encyclopédie Universelle. 2012.